Christophe Nowicki

January 31, 2010

Gestion de la lumière d’ambiance avec le protocole DMX sous Debian GNU/Linux

La technologie des lumières à LEDs offre la possibilité de placer une source de lumière n’importe où (aquarium, meubles, faux plafonds, derrière un écran, etc…).

Par contre, les LEDs disposent de plus de fonctionnalités que les ampoules classiques.
En effet, en plus d’un bouton d’allumage, vous avez la possibilité de changer la couleur de la lumière, la faire varier dans le temps, modifier son intensité, jouer une séquence, etc…

Avec un nombre de possiblités plus grand, les interfaces de contrôle classique (X10, PLCBUS, etc…) ne suffisent pas.

Il est donc nécessaire de placer un peu plus d’intelligence dans le réseau d’illumination à l’aide du protocole DMX.

Ce protocole est utilisé dans le monde des concerts, des plateaux de télévision et des spectacles.
Néanmoins, il est tout à fait possible de le détourner pour un usage domotique.

Dans ce billet, je vais décrire l’utilisation d’un contrôleur LED RGB DMX et de l’interface OpenDMX de chez ENTTEC, à l’aide du projet OLA sous Debian GNU/Linux.

Principe de fonctionnement

Voici le schèma du montage:
dmx_led_overview

  • le PC communique à l’aide du port USB avec un contrôleur DMX ;
  • les contrôleurs LEDs mis en série convertissent les ordres en instructions RGB ;

Et voici ce que cela donne :

OpenDMX RGB LED

Matériel

Voici le matériel nécessaire pour un bandeau à LED, le tout fonctionne biensûr sous Debian GNU/Linux est FOSS Friendly ;-)

Produit Prix
OPEN DMX USB Hardware Interface $52.00 – $60.00
RGB LED DMX Controller 2 $48.00 – $76.80
RJ45 Connetor to XLR Female Connector $11.20 – $14.25
RJ45 to XLR Male DMX Cable Adapter 3ft $10.99 – $14.00
DMX/XLR converter connector $10.50 – $12.00
LED Controller Power Supply, USA/EU $23.10 – $36.96
DMX 512 Terminator, 3 Pole Male Connector $7.94
Mini Bandeau Rigide RGB 12 Led 20cm 150° 12v DC 6 € – 12,95 €
Raccord intermédiaire pour Bandeau lumineux à Led Longueur 5cm 1.5 €

Pour le cablage, entre le bandeau lumineux et le contrôleur à LED, Il faut couper une extrémité du cable de raccord et la dénuder pour brancher sur le bornier à quatre vis de sortie RGB.

Installation du matériel

Une fois que vous avez branché l’OpenDMX au PC, vous devez voir un convertisseur USB-Serial (UART) à l’aide de lsusb :

$ lsusb
Bus 002 Device 006: ID 0403:6001 Future Technology Devices International, Ltd FT232 USB-Serial (UART) IC

Pour faire fonctionner l’OpenDMX, vous avez besoin du module noyau dmx-usb et d’un environnement de compilation pour les modules. (paquet linux-headers*, etc…).

# cd /usr/src
# git-clone http://www.erwinrol.com/git/dmx_usb_module/
# cd dmx_usb_module
# make
# cp ./dmx_usb.ko /lib/modules/$(uname -r)/kernel/drivers/usb/serial
# depmod -a

Comme, l’OpenDMX est un convertiseur USB-Serial, le noyau par défaut le présente comme une interface /dev/ttyUSB.
Il est donc nécessaire de blacklister les modules usbserial dans le fichier /etc/modprobe.d/blacklist, en ajoutant les lignes suivantes :

blacklist usbserial
blacklist usb-serial
blacklist ftdi_sio

Ensuite, ajouter le module dmx_usb dans le fichier /etc/modules et rebooter la machine.
Au reboot, vous devez avoir une interface /dev/dmx0, qu’il faut rendre accessible pour tous les utilisateurs :

# ls -l /dev/dmx0
crw-rw---- 1 root root 180, 192 2010-01-30 00:37 /dev/dmx0
# chmod a+rw /dev/dmx0

Installation du logiciel pour la gestion de la lumière : Open Lighting Architecture (OLA)

Comme, il n’y a pas de paquets Debian disponibles pour ce programme, je vais décrire une procédure d’installation à partir des sources :

Dépendances

Vous allez avoir besoin des dépendances suivantes pour la compilation :

# apt-get install build-essential uuid-dev libcppunit-dev libgcrypt-dev

Compilation de Protocol Buffers de Google

Vous avez besoin de protobuf, pour la gestion de l’échange de données :

# cd /usr/src
# wget http://protobuf.googlecode.com/files/protobuf-2.3.0.tar.bz2
# tar xjf protobuf-2.3.0.tar.bz2
# cd protobuf-2.3.0
# ./configure ; make ; make install

Compilation de google-ctemplate

Vous avez besoin du système ctemplate :

# cd /usr/src
# wget http://google-ctemplate.googlecode.com/files/ctemplate-0.96.tar.gz
# tar xzf ctemplate-0.96.tar.gz
# cd ctemplate-0.96
# ./configure; make ; make install

Compilation de microhttpd (optionnel)

Vous avez besoin de la libmicrohttpd version > à 0.4 (non disponible dans Debian) pour l’interface web de gestion :

# cd /usr/src
# wget ftp://ftp.gnu.org/gnu/libmicrohttpd/libmicrohttpd-0.4.5.tar.gz
# tar xzf libmicrohttpd-0.4.5.tar.gz
# cd libmicrohttpd-0.4.5
# ./configure; make ; make install

Compilation de OLA

Le projet OLA se découpe en deux parties : un serveur et des clients, dont voici la procédure de compilation.
Pour le serveur :

# cd /usr/src
# wget http://linux-lighting.googlecode.com/files/ola-0.6.0.tar.gz
# tar xzf ola-0.6.0.tar.gz
# cd ola-0.6.0
# ./configure; make ; make install

Pour le client en C++ :

# cd /usr/src
# wget http://linux-lighting.googlecode.com/files/ola-0.6.0.tar.gz
# tar xzf ola-0.6.0.tar.gz
# cd ola-examples-0.6.0
# ./configure; make ; make install

Lancement d’OLAd

Vous pouvez lancer olad, avec un utilisateur qui disspose des droits de lecture / écriture du /dev/dmx0 :

$ olad -l 3
...

Vous pouvez ensuite vérifier si l’OpenDMX a bien été détecté par le serveur à l’aide du client ola_dev_info :

$ ola_dev_info
...
Device 3: OpenDmx USB Device
port 0, OUT Open Dmx at /dev/dmx0
...

Et si vouz avez compilé libmicrohttpd, vous devez pouvoir accèder à l’interface web du daemon, sur le port 9090 :

DMX OLA web console

Test et validation du bon fonctionnement

Avant de pouvoir manipuler les LEDs, il est nécessaire d’attribuer ununivers au contrôleur OpenDMX à l’aide de la commande ola_patch :

$ ola_patch -d 3 -p 0 -u 0

Ensuite vous pouvez lancer dans deux terminaux les commandes ola_dmxmonitor et ola_dmxconsole.
La première permet de suivre le statut des diffèrents composants et la seconde permet de les controler à l’aide d’un interface graphique en curses.

L’identifiant du contrôleur LED RGB sur le réseau DMX, est fonction de la valeur prise par le petit switch qui se situe sur celui-ci.
Et se découpe de la manière suivante :

  • Rouge = valeur du switch ;
  • Vert = valeur du switch + 1 ;
  • Bleu = valeur du switch + 2.

Vous pouvez faire varier les trois valeurs pour obtenir les diffèrentes couleurs possibles.

Allez plus loin avec l’Open Lighting Architecture (OLA)

OLA supporte de nombreux contrôleurs USB et Ethernet.
Il dispose d’une API Client C++ et Python, ce qui rend son intégration possible et facile dans d’autres projets et offre de nombreuses possiblités.

La diffusion d’informations à l’aide de la lumière d’ambiance et ses possiblités

L’idée de pouvoir contrôler l’intensité et la couleur d’un bandeau à LED qui se situe dans n’importe quel endroit de la maison, offre des possiblités interessantes en matière de diffusion d’informations.

En effet, la lumière permet de diffuser l’information de manière non intrusive.
Voici quelques exemples des possibilités offertes :

  • comme la lampe DAL de Violet, se connecter à l’Internet pour exploiter des ressources ;
  • Pour ceux qui disposent de l’option Tempo d’EDF, il est possible de diffuser la couleur du jour ;
  • Modifier l’Intensité lumineuse en fonction de nombreux paramètres : tempèrature, l’ensoleillement, nombre de personnes présentes dans la pièces, activation d’une alarme, réveil du bébé, etc…

Ce sont quelques exemples des possiblités offertes. Pour le reste vous pouvez faire marcher votre imagination pour créer des nouvelles manières d’inter-agir avec les machines et cette Intelligence ambiante.

Réferences

Voici mes réferences :

Conclusion

Le protocole DMX est ancien et souffre de nombreux défaults, mais il présente encore de nombreux avantages tels que :

Il faut noter qu’il existe une alternative plus récente au protocole DMX : Digital Addressable Lighting Interface (DALI).

Il est aussi possible de remplacer le contôleur OpenDMX par une carte Arduino, comme décrit ici.

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January 11, 2010

Faire son propre moteur de recherche avec Nutch

Allez aujourd’hui, je lâche mon troll, qui n’a pas manger depuis plusieurs semaines :

S’il y a quelque chose que vous faites et que personne ne doit savoir, peut-être qu’il faudrait commencer par ne pas le faire

Source : Google CEO Eric Schmidt Dismisses the Importance of Privacy

Il a raison le bon docteur Schmidt, il aurait du faire plus attention Liu Xiaobo avant de chercher droits de l’homme sur un moteur de recherche censuré

Bref vous m’avez compris ce genre de parole dans la bouche de l’homme le plus puissant de la plante ne m’inspire pas confiance et je continue à penser que le slogan de Google Don’t be evil est une véritable plaisanterie.

Alors au lieu de vous conseiller de passer à Bling, je vais vous expliquer comment faire votre propre moteur de recherche.

Ce billet décrit la mise en place d’un moteur de recherche sous Debian GNU/Linux basé sur Nutch.

Pré-requis

140px-Google’s_First_Production_Server

Pour faire votre propre moteur de recherche vous avez besoin de :

  • 450 000 serveurs répartis sur toute la planète ;
  • 80Go d’espace disque par machine ;
  • 4Go de mémoire par machine ;
  • Une connexion fibre optique entre vos “data centers” ;

Bref, si vous n’avez pas cette infrastructure à votre disposition ce n’est pas la peine d’aller plus loin ;-)
Bon d’accord, vous voulez simplement un moteur de recherche personnel?

Un seul serveur avec les caractéristiques suivantes :

  • Un bon processeur ;
  • Beaucoup de mémoire (4Go, ba oui, c’est du Java ma petite dame ;-) ) ;
  • Un gros disque dur très rapide de plus de 500Go (des Raptor par exemple ) ;
  • Une bonne bande passante, avec plus de 2Mb en download;
  • Une distribution Debian GNU/Linux ;
  • Des compétences en administration d’Apache, Tomcat et ligne de commande ;
  • Un peu de temps pour configurer le système et le paramétrer aux petits oignons.

C’est bien plus abordable ? ;-)

Fonctionnalités

En mettant en place mon propre moteur de recherche, je voulais obtenir les fonctionnalités suivantes :

  • Indexation des documents locaux (ex: un Intranet) ;
  • Indexation plus poussé de mes centres d’intérêts ;
  • Indépendance par rapport à un moteur de recherche ;

Néanmoins, je dois faire une croix sur :

  • la publicité ciblée ;
  • la recherche d’images, de vidéos et temps réel ;
  • la correction orthographique.

Les limitations

On pourrait dire que Nutch est un moteur de recherche de l’époque “web 1.0″. En effet, il ne contient pas d’algorithme d’Intelligence Bolchevique^Wcollective comme la plupart des moteurs de recherche. Cela signifie que seul le Page rank est utilisé et que les votes des utilisateurs ne sont pas pris en compte. Il est aussi plus sensible au Spamdexing.

Présentation des composants

L’architecture d’un moteur de recherche est assez simple, vous avez besoin :

  • d’un Web crawler, un logiciel qui explore automatiquement le Web à la recherche de ressources.
  • un système d’indexation, dans le cas de Nutch c’est Apache Lucene ;
  • des interfaces de recherche ;

Installation

Voici les étapes nécessaires pour faire fonctionner la version 1.0 Nuch sur une machine Debian GNU/Linux version “lenny”.

Dépendances

Vous avez besoin des composants suivants :
# apt-get install tomcat5.5 tomcat5.5-admin tomcat5.5-webapps sun-java6-jre

Configurer le JRE par default :
# update-alternatives --set java /usr/lib/jvm/java-6-sun/jre/bin/java

Nutch

C’est une application en Java, que je place dans le repertoire opt :

# cd /opt
# wget http://mirror.mkhelif.fr/apache/lucene/nutch/nutch-1.0.tar.gz
# tar xzf nutch-1.0.tar.gz
# ln -s nutch-1.0 nutch
# mkdir nutch/urls
# mkdir nutch/crawl
# chown tomcat55: nutch-1.0

Configuration

La configuration du moteur de recherche se trouve dans le fichier conf/nutch-default.xml, vous disposez de votre fichier conf/nutch-site.xml, spécifique à votre instance. Les variables intéressantes sont :

  • http.agent.* : la politesse, pour décrire votre robot ou bien prendre l’identité d’un autre ;
  • db.fetch.interval.(default|max) : ces variables définissent le nombre de jours entre chaque passage du robot, comme vous ne pourrez pas faire le tour du web en moins de 30 jours ;-) , une bonne idée est d’augmenter ces valeurs ;
  • plugin.includes : la définition des plugins pris en charge, ici vous pouvez ajouter la gestion des documents pdf, microsoft word et du protocole https.

Bootstrapping du moteur de recherche

Votre moteur de recherche doit avaler une quantité de donnée importante avant de pouvoir faire une recherche pertinente.
Voici quelques sources pour l’initialiser.

A l’aide d’un annuaire

Il existe de très bons annuaires complets comme le projet Open Directory Project.
Dont l’ensemble des données sont disponibles au format RDF et téléchargeables librement : http://rdf.dmoz.org/rdf/.
Par contre, attention ce fichier référence 4 446 480 sites web et vous allez avoir besoin de beaucoup de place pour les référencer tout ce contenu.

Voici la procédure pour utiliser l’annuaire DMOZ avec Nutch :

$ cd /opt/nutch
$ mkdir urls
$ wget http://rdf.dmoz.org/rdf/content.rdf.u8.gz -O urls/content.rdf.u8.gz
$ gunzip urls/content.rdf.u8.gz
$ bin/nutch org.apache.nutch.tools.DmozParser urls/content.rdf.u8 > urls/dmoz
$ bin/nutch inject crawl/crawldb urls/dmoz
Injector: starting
Injector: crawlDb: crawl/crawldb
Injector: urlDir: urls/dmoz
Injector: Converting injected urls to crawl db entries.
Injector: Merging injected urls into crawl db.
Injector: done

A l’aide d’un Marque-page

Une autre source pour initialiser le moteur de recherche est d’utiliser les adresses contenues dans votre marque-page. Le principal avantage de cette technique est la faible quantité de données à analyser et une pertinence de recherche accrue.
Pour ce faire, vous devez exporter votre marque-page au format HTML (pour Mozilla Firefox) et en extraire les adresses de la manière suivante :


$ cd /opt/nutch
$ grep "A HREF=\"http" bookmarks.html | cut -d '"' -f 2 > urls/bookmarks
$ bin/nutch inject crawl/crawldb urls/bookmarks
Injector: starting
Injector: crawlDb: crawl/crawldb
Injector: urlDir: urls/bookmarks
Injector: Converting injected urls to crawl db entries.
Injector: Merging injected urls into crawl db.
Injector: done

A l’aide de Wikipedia

Wikipedia fourni des dumps de sa base de données au format XML. Il est donc possible d’utiliser les URLs des articles de wikipedia comme source.
Voici la procédure pour la version française de Wikipedia, celle-ci contient 897 974 urls.

$ cd /opt/nutch/
$ mkdir urls
$ wget http://download.wikimedia.org/frwiki/latest/frwiki-latest-abstract.xml -O urls/frwiki-latest-abstract.xml
$ grep "<url>" urls/frwiki-latest-abstract.xml | cut -d '>' -f 2 | cut -d '< ' -f 1 > urls/wikipedia-fr
$ bin/nutch inject crawl/crawldb urls/wikipedia-fr
Injector: starting
Injector: crawlDb: crawl/crawldb
Injector: urlDir: urls/wikipedia-fr
Injector: Converting injected urls to crawl db entries.
Injector: Merging injected urls into crawl db.
Injector: done

What you’re waitin’ for ? Christmas ?

Come get some!

Une fois que vous avez chargé la base de données avec vos urls, il faut les parcourir afin de les indexer. Cela se fait à l’aide de plusieurs commandes :

  • generate : sélections des adresses à parcourir ;
  • fetch : parcourt des urls ;
  • updatedb : mise à jours de la base des adresses ;
  • invertlinks : mise à jours de l’index des adresses inversées ;
  • index : indexation des données ;

Une séquence classique ressemble donc à cela :

bin/nutch generate crawl/crawldb crawl/segments -topN 1000
s1=`ls -d crawl/segments/2* | tail -1`
bin/nutch fetch $s1
bin/nutch updatedb crawl/crawldb $s1
bin/nutch invertlinks crawl/linkdb $s1
bin/nutch index crawl/indexes crawl/crawldb crawl/linkdb $s1

Cette suite de commandes vous permet de parcourir et d´indexer 1000 adresses issues de votre base.
C’est un très bon 1er test pour voir si cela fonctionne.

Shake it, baby!

Une autre commande intéressante est readdb avec l’option stats, qui permet d’obtenir des informations sur le contenu de votre base :

$ bin/nutch readdb crawl/crawldb/ -stats
CrawlDb statistics start: crawl/crawldb/
Statistics for CrawlDb: crawl/crawldb/
TOTAL urls: 3377315
...
min score: 0.0
avg score: 0.13178158
max score: 401.402
status 1 (db_unfetched): 2966337
status 2 (db_fetched): 300008
status 3 (db_gone): 46659
status 4 (db_redir_temp): 27857
status 5 (db_redir_perm): 36454

Une bonne idées serait de mettre en place un système de monitoring sur ces informations pour suivre le déroulement. Par contre, il faut faire attention car la commande prend plusieurs minutes à s’exécuter. (donc hors de question de la placer dans un plugin munin, un mail tous les soirs serait une meilleur méthode).

Damn… I’m looking good!

Vous pouvez tester en ligne de commande le fonctionnement du moteur de recherche :
$ bin/nutch org.apache.nutch.searcher.NutchBean apache
Total hits: 6413
0 20100104001440/http://xmlgraphics.apache.org/fop/
... be part of Apache's XML Graphics project . Demonstration ... goals of the Apache FOP project are to ...
1 20100103201220/http://velocity.apache.org/
... Library Site building Site tools Apache Reference Apache Website How the ASF ... way in its field. Apache
...

Voilà cela fonctionne en ligne de commande, nous pouvons passer à l’interface end user (enfin un moteur de recherche en ligne de commande c’est très pratique aussi ;-) )

Configuration de l’interface web

Nutch fournir un application pour Tomcat / Jboss. Il suffit de la déployer et de lui indiquer l’emplacement de votre index de la manière suivante :

# cd /opt/nutch
# cp nutch-1.0.war /var/lib/tomcat5.5/webapps
... attendre
# vim /var/lib/tomcat5.5/webapps/nutch-1.0/WEB-INF/classes/nutch-default.xml
... remplacer la value de searcher.dir par /opt/nutch/crawl

Mais aussi modifier la sécurité de tomcat, via le fichier /etc/default/tomcat5.5 en mettant la variable TOMCAT5_SECURITY à no.
Ou bien en créant un fichier policy donnant l’accès au répertoire /opt/nutch/crawl. (c’est plus propre ;-) )

Vous pouvez ensuite redémarrer tomcat et accèder au moteur de recherche via votre navigateur sur le port 8180.

Problèmes rencontrés

Voici quelques problèmes que j’ai rencontré lors de mes tests de la version 1.0 de Nutch :

La directive merge ne fonctionne pas

Impossible de fusionner deux index, il est nécessaire de re-creer l’ensemble de l’index à chaque fois.

La directive fetch flanche

Lorsque trop nombreux sites sont choisis dans la liste des sites à parcourir par le robot d’indexation à l’aide de l’option topN, le programme produit une erreur et le segement produit est corrompu. (c’est pour cette raison que je limite le nombre de site dans un segment à 5000)

Maintenance de l’index

Une fois le moteur de recherche mise en place, il faut maintenir l’index à jours. Pour cela, j’ai mis en place un simple script de crawl avec cron qui se lance tous les soirs :

#!/bin/sh
bin/nutch generate crawl/crawldb crawl/segments -topN 5000
s1=`ls -d crawl/segments/2* | tail -1`
bin/nutch fetch $s1
bin/nutch updatedb crawl/crawldb $s1
bin/nutch invertlinks crawl/linkdb $s1

et un autre qui re-créer l’index :

#!/bin/sh
rm -rf crawl/indexes/
bin/nutch index crawl/indexes/ crawl/crawldb/ crawl/linkdb/ crawl/segments/*

Optimisation du robot d’indexation

La principale difficulté de ce projet est l’indexation d’une énorme quantité de données avec des moyens techniques très limité.
Voici donc quelques idées pour optimiser l’indexation de votre moteur de recherche.

Utiliser le serveur mandataire de votre fournisseur d’accès à Internet

Vous pouvez ajouter l’adresse du serveur mandataire de votre FAI dans le fichier conf/nutch-site.xml :

<property>
<name>http.proxy.host</name>
<value>proxy.free.fr</value>
</property>
<property>
<name>http.proxy.port</name>
<value>3128</value>
</property>

Note : On me signale dans l’oreillette, que mon FAI à fermer son proxy à cause d’une sombre histoire de Haute Autorité De l’Ouverture Postale Inopinée.

Mise en place d’un serveur DNS locale

Vous avez besoin de mettre en place un serveur cache DNS locale qui prend en charge les requêtes du robot. Vous pouvez faire cela avec ISC BIND ou bien pdnsd.

Augmentation du nombre de Threads

Vous pouvez aussi augmenter le nombre de processus utiliser par le robot d’indexation en modifiant les variables du fichier de configuration :

  • fetcher.threads.fetch : nombre de threads au total (42) ;

Pour plus d’informations, vous pouvez voir sur le wiki du projet : OptimizingCrawls.

Imposer^WIntégrer Nutch

Voici quelques astuces pour intégrer Nutch à votre architecture.

Mozilla Firefox

Pour Mozilla Firefox, le système de plugin permet d’inclure votre propre moteur de recherche.
Pour faire cela, il faut placer le fichier nutch.xml dans votre profile Firefox : ~/.mozilla/firefox/*.default/searchplugins (en remplacant par l’addresse de votre instance ) .

DNS Menteur

Vous pouvez modifier la configuration de votre DNS pour résoudre le domaine google avec l’adresse de votre moteur de recherche. (Ouais, je sais Net Neutrality, toussa ;-) ). En modifiant la feuille de style de l’interface web certains utilisateurs ne verront surement pas la diffèrence.

Est-ce bien raisonnable ?

Vous allez me dire. Héberger son propre moteur de recherche chez soit, quelle drôle d’idée ;-)
Je pousse, le concept d’Auto-hébergement au maximum, mais il est clair que j’ai fait cette article “Just for fun”, car même si je ne peut indexer que 5000 sites par jours (le script fonctionne durant les heures creuses) , soit 1 825 000 en un an, je vais avoir beaucoup de mal à indexer les 4 446 480 urls de DMOZ.

Références

Voici quelques références intéressantes sur le sujet :

Conclusion

Vous avez maintenant à votre disposition un moteur de recherche personnel.
Et vous êtes libre de rechercher des choses sans que personne ne puisse le savoir ;-)
L’étape la plus dure est de se passer de l’utilisation google ;-)
Si vous voulez aller plus loin dans le monde des moteurs de recherche libre vous pouvez intégrer Nutch avec Solr, comme décrit dans cette article : Using Nutch with Solr.
Afin d’obtenir un moteur de recherche professionnel pour une entreprise. (principalement pour éviter la fuite d’information).
Ou bien si vous si êtes intéressé par un produit similaire aux Solutions d’entreprise de Google.

Pour finir, la petite cerise sur la gâteau, comme Nutch utilise Hadoop, il scale comme un troupeau éléphants ;-)

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December 19, 2009

Présentation du standard Zigbee

ZigBee_Network_Design

Je reviens des mercredis de la RFID organisé par filrfid, le sujet de la présentation était le protocole ZigBee.

Lors de la présentation faite par Véranith Ly de la société oRFIDée, j’ai appris beaucoup de choses sur ce protocole.

J’aimerai donc vous en faire profiter et parler des domaines qui m’intéressent à savoir la domotique, la robotique et la topologie des réseaux maillés.

Description rapide du standard

ZigBee, est un standard de communication sans-fils comme le Wifi ou le Bluetooth.
Les principaux avantages du standard sont :

  • Autonomie de l’émetteur, il est possible de le faire fonctionner durant plusieurs années à l’aide d’une batterie ;
  • La possibilité de mettre en place une topologie de réseaux maillés ;
  • 65535 nœuds sont addressable sur le réseau ;
  • le standard définie : les méthodes de communication sur le réseau, mais aussi les fonctionnement des applications ;
  • l’ensemble des produits sont certifiés par l’Alliance ZigBee et soutenus par de nombreuses entreprises industriels ;

Ce qui est intéressant, c’est que le standard définit un ensemble de caractéristiques pour un équipement.
Regroupé sous forme de famille :

Domaines d’application du protocole

Les domaines d’applications du protocole sont les suivants :

La promesse du standard

Les équipements qui respectent le standard et sont certifiés par l’Alliance ZigBee sont théoriquement interchangeable et peuvent communiquer ensemble.

Cela signifie, qu’il est possible d’allumer à l’aide d’une télécommande de marque A, une douille d’ampoule de marque B et un lecteur de DVD de marque C.

Cela parait trivial dit comme cela, mais dans l’état actuel de développement de la domotique, cela releve du miracle

Même, s’il existe des protocoles propriétaires pour faire cela, il est nécessaire de vendre son âme à un constructeur (Vendor lock-in garantie sur facture ;-) ) ou bien mettre en place des protocoles de Middleware comme xPL et une belle galaxie de protocoles hétérogènes. (cf. le schéma de ma petite installation perso ;-) ).

La gestion des binding

La couche applicatif du standard ZigBee, inclut une possibilité très intéressante pour la domotique : le binding.

L’idée est de relier deux équipements du réseau de manière automatique et transparente pour l’utilisateur.

L’un des meilleur exemple pour comprendre est celui d’une ampoule et un d’un interrupteur.

Lorsque l’utilisateur active physiquement le binding, à l’aide d’un bouton par exemple.

Les deux devices se mettent en relation avec le coordinateur du réseau, qui détermine si oui ou non les profils applicatifs sont compatibles et de les lier.

Ce qui permet aux équipements d’être liés automatiquement et il n’est pas nécessaire de configurer les adresses des équipements, etc…

L’état actuel de la certification

Pour l’instant, il y a peu d’équipements qui sont certifiés par l’Alliance :

Mais on trouve pas mal de vendeurs d’autres produits que ne sont pas forcement entièrement certifiés mais qui respectent la partie communication du standard.

Problématique du sans-fils

Comme toutes technologies sans-fils, elle présente quelques problématiques particulières :

La source d’énergie

Bien que le module ZigBee nécessite très peu d’énergie pour fonctionner (20mA pour émettre une trame sur le réseau), se pose la question de la source d’énergie.

Lorsque celle-ci est fournie par une pile cela pose de problématique de :

  • fiabilité / qualité de la source d’énergie ;
  • la nécessité de remplacer régulièrement la source d’énergie ;
  • la nécessité de mettre en place un dispositif pour notifier l’utilisateur du statut de la pile.

La sécurité

La sécurité du standard ZigBee repose tout d’abord, sur la sécurité du protocole de communication IEEE 802.15.4. Pour mieux comprendre les méthodes de sécurisation mises en place par le protocole, vous pouvez lire cet article de vulgarisation : Security in 802.15.4 and ZigBee networks ; ou bien cet excellent papier Security Considerations for IEEE 802.15.4 Networks. Mais dans ce domaine, rien de nouveau, ce sont toujours les mêmes principes qui s’appliquent, à savoir :

  • Plus la puce dispose de puissance et plus le niveau de chiffrement est fort (au maximum AES128 pour ZigBee) ;
  • La qualité des composants et du générateur de nombre aléatoire ( merci de ne pas utiliser le PID du programme ;-) ) ;
  • La qualité de l’implémentation du code de chiffrement.

Bref, vous vous doutez bien que les modules ZigBee qui seront vendus au grand publique ne seront pas d’un niveau de sécurité militaire et n’embarqueront sûrement pas pas un compteur Geiger comme source d’entropie ;-)

D’autant plus que le standard n’impose pas forcement un niveau de chiffrement fort à tous les profils applicatifs.

Robotique

Pour la robotique, il n’existe pas de profil dans le standard, mais la plupart des amateurs dans le domaine ont déjà compris les nombreux intérêts de ZigBee et on voit de plus en plus d’interfaces apparaître (Bioloid, WowWee, etc… )

Logiciels libres

Du coté des logiciels libres, nous avons :

  • Un projet mort : ZigBuzz ;
  • Le projet IEEE802.15.4/ZigBee Stack for Linux, dont l’objectif est l’intégration de la pile ZigBee dans le noyau Linux, commiter dans la version 2.6.30-rc7 ;
  • Le projet FreakZ, dont l’objectif est l’implémentation du pile ZigBee libre pour l’embarque ;

Malheureusement, il y a une incompatibilité entre la licence des spécifications du standard ZigBee et la licence GPL. en effet celle-ci ne prend pas en compte un usage non commercial.

Pour plus de détails sur ce point : Zigbee, Linux, and the GPL.

Néanmoins, le code du protocole IEEE 802.15.4 est déjà le noyau et bénéficie d’un niveau de protection ;-)

Matériel

Le matériel ZigBee disponible se découpe en plusieurs familles de la plus simple à la plus complexe :

Émetteur-récepteur

Les principaux constructeurs d’émetteur-récepteur sont Texas instruments et Freescale.

Puce

Les puces prennent en charge la norme IEEE 802.15.4, elles sont produites par : Ember, Jennic, Texas instruments et Freescale.

Modules

Les modules prennent en charge le standard ZigBee et sont produites par : Digi, One-RF, Telegesis, Meshnetrics, Radiocrafts

Produit fini

  • Tritech : dongles USB et routeurs Ethernet/Zigbee ;
  • Digi : passerelles RS232/485, USB, Ethernet, GPIO, routeurs autonomes
  • Telegesis : dongles USB et CF, routeurs autonomes et Ethernet
  • Alektrona : gateway ethernet / zigbee;
  • Libelium : capteurs et routeurs multi-protocoles Wifi, Bluetooth, GPRS et GPS ;
  • Des shields pour la carte Arduino et ses dérivées.

Offre packagée

Pour les produits packagés, il existe les solutions suivantes :

  • Control4 : gamme de produits domotiques ;
  • AlerteMe : système de suivi de la consommation électrique et alarme.

Déploiements importants de ces technologies

Il y a pas mal de déploiements de ces technologies aux USA dans le cadre des réseau de distribution d’électricité « intelligent » en Californie et au Texas principalement.

En Europe, le ville de Gothenburg en Suède a déployé un réseau de 90 000 compteurs intelligents.

En France, le déploiement est encore à l’état de recherche avec le projet SensLab, le projet de localisation fait par Orfidée pour la Marine Nationale.

Et d’autres projets couverts par des accords de non divulgation ;-)

Références

Voici quelques références pour approfondir le sujet :

Conclusion

Voilà, ceci est une petite présentation standard ZigBee, que j’ai voulu la plus succincte possible. Le sujet étant très vaste et passionnant. J’ai forcement fait des erreurs et oublié des références. Merci de m’en faire part par mail ou via les commentaires.

Filed under: Home automation, Network, Robotics, Work — Tags: — cscm @ 14:00

December 9, 2009

Notifications Nagios par Téléphone

J’ai configuré mon instance de Nagios pour recevoir une notification par téléphone en cas d’incident. (déclenchement d’une alarme ou d’un détecteur d’eau / fumée dans mon installation domotique).

Ce billet décrit comment mettre en place un système de la notification par téléphone avec Nagios.

Pré-requis

Vous avez besoin des composants suivants :

  • Une distribution Debian GNU/Linux ;
  • Une installation fonctionnelle de Nagios ;
  • Une PABX IP avec le support du protocole SIP, comme Asterisk ;
  • Un système de Synthèse vocale fonctionnelle, comme eSpeak + MBROLA ;
  • Un client SIP en ligne de commande comme PJSUA.

Installation

Le client SIP en ligne de commande PJSUA n’est pas disponible dans les paquets du projet Debian.
Il est donc nécessaire de l’installer manuellement à l’aide du classique : configure, make, make install.
La procédure est décrite dans ce billet : Un client SIP en ligne de commande.

Pour l’installation du système de synthèse vocale, vous pouvez vous référer à mon précèdent billet sur le sujet : Text-to-Speech avec eSpeak, MBROLA et Speech Dispatcher.

Configuration

Vous devez créer un compte SIP pour Nagios sur votre PABX et tester que l’enregistrement est fonctionnel.

Pour cela vous avez besoin d’un fichier de configuration spécifique à Nagios pour PJSUA, dans /etc/nagios/sip.cfg par exemple :

--id sip:nagios@pabx.csquad.lan
--registrar sip:pabx.csquad.lan
--realm *
--username nagios
--password secret

Vous pouvez ensuite tester l’enregistrement en ligne de commande :
$ pjsua --config-file /etc/nagios/sip.cfg
...
11:17:05.376 pjsua_acc.c sip:nagios@pabx.csquad.lan: registration success, status=200 (OK), will re-register in 300 seconds

Un appel de test :
$ pjsua --config-file /etc/nagios/sip.cfg --null-audio sip:secretariat@pabx.csquad.lan

Ensuite un appel de test audio avec un message :
$ espeak -v mb/mb-fr1 "E.T. téléphone maison" | /usr/local/bin/mbrola /usr/share/mbrola/fr1/fr1 - test.wav
$ pjsua --config-file /etc/nagios/sip.cfg --play-file=test.wav --auto-play --null-audio sip:secretariat@pabx.csquad.lan
$ rm -f test.wav

On met le tout dans un petit script expect pour prendre en charge la déconnections de manière polie :

#!/usr/bin/expect --
set timeout 45
set addr [lindex $argv 0]
set text [lindex $argv 1]
exec /usr/bin/espeak -v mb/mb-fr1 $text | /usr/local/bin/mbrola /usr/share/mbrola/fr1/fr1 - /tmp/phone-call.wav;
spawn /usr/local/bin/pjsua --app-log-level=3 --config-file /etc/nagios/sip.cfg --play-file /tmp/phone-call.wav --auto-play --null-audio --max-calls 1 sip:$addr
expect {
"DISCONNCTD" {
exit
}
timeout {
send "h\n"
exit
}
eof {
exit
}
}

Et voilà ;-)

Il ne nous reste plus qu’à configurer ce type de notification dans Nagios.
Pour cela, il faut modifier le fichier contacts.cfg :
# 'nagios-phone' contact definition
define contact{
contact_name nagios-phone
alias Nagios Admin via Phone
service_notification_period 24x7 ; mouahahahahahaha
host_notification_period 24x7 ; moiahahahahahahah
service_notification_options w,u,c,r
host_notification_options d,u,r
service_notification_commands notify-by-phone
host_notification_commands host-notify-by-phone
email sip:secretariat@pabx.csquad.lan
}

Puis le fichier misccommands.cfg :
# 'notify-by-phone' personnal command definition
define command{
command_name notify-by-phone
command_line /usr/local/bin/phone-call.sh $CONTACTEMAIL$ "$NOTIFICATIONTYPE$ alert - $HOSTALIAS$/$SERVICEDESC$ is $SERVICESTATE$"
}
# 'host-notify-by-phone' personnal command definition
define command{
command_name host-notify-by-phone
command_line /usr/local/bin/phone-call.sh $CONTACTEMAIL$ "Host $HOSTSTATE$ alert for $HOSTNAME$!"
}

Ensuite, vous pouvez définir nagios-phone comme un contact pour des services ou hosts.

Il faut aussi modifier la valeur de la variable notification_timeout dans le fichier de configuration nagios.cfg, pour avoir le temps de décrocher le téléphone et d’en tendre le message.

Conclusion

Vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas brancher vos esclaves^Wéquipe d’administrateurs systèmes directement sur le système de surveillance de vos serveurs ;-)

Plus sérieusement, la notification par téléphone est une méthode très intrusive. Il est nécessaire de décrocher le téléphone. Il faut donc l’utiliser avec parcimonie.

Filed under: Debian, Network — Tags:, , , — cscm @ 20:39

December 8, 2009

Capteur de dioxyde de carbone pour réseau 1-wire

Après la lecture de plusieurs livres de Jean-Marc Jancovici (merci Nicolas ;-) ),
je me suis intéressé à la concentration de dioxyde de carbone dans l’air.
En effet, cette concentration afflue directement sur le climat de la planète.
Je me suis donc mis à la recherche d’un capteur de CO2 abordable pour ma station météo.

La recherche du capteur

co2 sensor Mes critères pour le capteur de dioxyde de carbone de ma station météo étaient les suivants :

  • communicant avec le pc à l’aide d’un protocole standard ;
  • fonctionnant sous Debian GNU/Linux ;
  • petit budget, moins de 150 euros.

Après plusieurs jours recherche, je me suis retrouvé le bec dans l’eau.

En effet, ce genre de capteur est visiblement réservé aux équipements scientifiques et la plupart des devis que j’ai réussi à obtenir sont bien au dessus de mon budget.
Mais dernièrement, j’ai trouvé un revendeur de matériel 1-wire en Suède : m.nu.
Celui-ci propose un capteur de CO2 abordable : CO2-meter.
Ce capteur est basé sur le capteur K30 de chez SenseAir et un DS2450.
Ce capteur peut être utilisé en intérieur ou bien à l’extérieur.
Par contre dans le cas d’une utilisation extérieur, il faut le protéger des précipitations.

Matériel

Pour faire fonctionner le capteur vous avez besoin des composants suivants :

Produit Prix
CO2-meter 139,93€
5V Power injectors 19,96€
Alimentation 5V 14,95€

Exploitation du capteur

Avec OWFS

Une fois le capteur branché sur le réseau 1-wire, il est vu par owfs :

$ tree /mnt/owfs/20.C17E0D000000
/mnt/owfs/20.C17E0D000000
|-- PIO.A
|-- PIO.ALL
|-- PIO.B
|-- PIO.C
|-- PIO.D
|-- address
...
|-- type
|-- volt.A
|-- volt.ALL
|-- volt.B
|-- volt.C
|-- volt.D
|-- volt2.A
|-- volt2.ALL
|-- volt2.B
|-- volt2.C
`-- volt2.D
3 directories, 74 files
$ cat /mnt/owfs/20.C17E0D000000/type
DS2450%

Les informations intéressantes se trouvent dans les fichiers :

  • volt.A : sortie du capteur de CO^2, donne la concentration de CO2 en ppm. Il faut multiplier la valeur par 1000. Ex: 0.772277 * 1000 = 772 ppm ;
  • volt.B : statut du capteur de CO^2, le voltage doit être au alentour de 3.2V ;
  • volt.D : voltage du DS2450S, doit être aux alentours de 5V ;

Avec Munin

Pour faire un graphique de la concentration de dioxyde de carbone, j’utilise munin et un petit plugin fait maison :

$ svn co http://svn.csquad.org/owcarbondioxide
A owcarbondioxide/owcarbondioxide
...
$ chmod a+x owcarbondioxide/owcarbondioxide
# mv owcarbondioxide/owcarbondioxide /usr/share/munin/plugins/
# ln -s /usr/share/munin/plugins/owcarbondioxide /etc/munin/plugins/owcarbondioxide
$ /etc/munin/plugins/owcarbondioxide config
graph_title Carbon dioxide 1-wire sensor
graph_args --base 1000 --lower-limit 0 --upper-limit 5000
graph_vlabel Carbon dioxide in ppm
graph_category sensors
graph_info This graph shows the Carbon dioxide on the one-wire network.
Chambre.label Chambre
$ /etc/munin/plugins/owcarbondioxide get
Chambre.value 786.184

Vous devriez obtenir ce type de graphique :
meuh.csquad.lan-owcarbondioxide-day

Références

Voici quelques références intéressantes sur le sujet :

Filed under: Home automation — Tags:, , , — cscm @ 20:09

November 27, 2009

xPL Perl update script for Pachube

I’ve wrote a small update script for Pachube based on xPL-Perl.
This module is based on Beanz’s Net::Pachube module.
I use this script, for my pachube feed.

Setup

The setup is very simple on Debian GNU/Linux, at first you need the Net::Pachube module :
$ wget http://search.cpan.org/CPAN/authors/id/B/BE/BEANZ/Net-Pachube-0.01.tar.gz
$ tar xzf Net-Pachube-0.01.tar.gz
$ cd Net-Pachube-0.01
$ perl Makefile.PL
$ make
...
# make install

Note: the dh-make-perl method does not work, with this package ;-(

Then you can grab, my xpl-pachube script :

$ svn co http://svn.csquad.org/xpl-pachube/
..
# chmod +x xpl-pachube/xpl-pachube
# mv xpl-pachube/xpl-pachube /usr/local/bin

Run

You can start the xpl-pachube script in verbose this way :

$ xpl-pachube -key 52b37888404598851de -verbose -feed_id 1934 class=sensor device=cc128.01189.0.1

You need to change the -key and -feed_id arguments.

That’s all folks!

Filed under: Home automation, Programming — Tags:, , — cscm @ 23:29

October 27, 2009

Reconnaissance vocale sous GNU/Linux et domotique

L’objectif de cet article est de décrire mon avancement sur le système de reconnaissance vocale dans mon installation domotique. En effet, pour mon usage personnel, j’ai mis au point un chatterbot pour contrôler de manière intuitive l’appartement.
Cette technologie permet de tenir une discutions intuitive avec une maison intelligente pour lui faire exécuter des ordres. (allez Stanley, tu t’es seulement planter de 10 ans ;-) ) :

Moi>Alfred?
Alfred>Oui, monsieur.
Moi>Allume la lumière du salon.
-- run xpl-sender -c x10.basic command=on device=a3
Alfred>C'est fait.

Le nom du bot est un hommage à Alfred Pennyworth. Allons faire un petit tour dans les entrailles de la batcave ;-)

Définition du besoin

L’accumulation des télécommandes sur mon installation domotique, fait chuter mon WAF de manière dramatique.
En effet, pour regarder une chaîne de télévision ou allumer la lumière.
Il est nécessaire d’utiliser deux ou trois télécommandes différentes.
Naviguer dans des interfaces, etc…
Bref, pour des technologies donc l’objectif est d’améliorer la qualité de vie et rendre les taches quotidienne plus facile, j’avais un gros problème ;-)
Après un petite discussion et une mise au point avec ma moitié, j’ai réussi à vendre la solution de contrôle par la voix.
Belle connerie me voilà parti dans un domaine que je ne connais pas ;-)

Première Approche

Je lance une boue à la mer sur le forum “toute la domotique”.

Visiblement, je ne suis pas le seul à chercher ce genre de fonctionnalité. Actuellement, nous avons dans le domaine :

  • l’abominable HomeSeer qui fonctionne très mal en Anglais à l’aide de l’interface de reconnaissance vocale inclue dans Microsoft Windows et la SAPI ;
  • Rien de spécifique à la domotique sous GNU/Linux, mais une belle galaxie de programmes dans le domaine.

Le choix du microphone

Ma petite dame voulais parler librement sans aucune contrainte et il n’étais pas question de l’équiper d’un microphone.
J’ai donc cherché une solution qui permet de capter la parole dans une pièce sans microphone sur la personne.
La solution magique s’appelle la technique du Microphone array.
Le principe est très simple, mettre en commun plusieurs microphones reliés à un DSP qui permet de faire le traitement du signal en fonction de l’orientation physique des microphones.
J’ai donc proposé de mettre en place chez moi le LOUD (non ce n’est pas un radiateur ;-) ).
Bon vous vous doutez bien que lorsque j’ai proposé la solution du LOUD, j’ai faillit passer par la fenêtre ;-)

microphone_array Heureusement, il existe des solutions plus simples telles que le Voice Tracker de chez Acoustic Magic.

Celui-ci permet de capter la parole dans une pièce, retraite le signal et permet d’obtenir sur une prise Jack classique la voix et rien que la voix dans une pièce.
Magique ;-)

Je peux parler le dos tourner au microphone dans une pièce de 20m^2 et l’ordinateur capte ma voix de manière impressionnante ;-)

Le logiciel de reconnaissance vocale

Il y a principalement deux solutions dans le domaine sous GNU/Linux :

  • Le projet CMU Sphinx avec PocketSphinx, Sphinx-[234], etc…
  • Julius, Open-Source Large Vocabulary CSR Engine Julius.

Sur ces deux moteurs de reconnaissance vocale, reposent de nombreux Dialog Manager, qui permettent d’exploiter le moteurs pour faire de la téléphonie, de contrôle vocale, etc…

Ma méthode

Soyons claire, je ne suis pas un expert en reconnaissance vocale et ce domaine est vraiment très difficile d’accès et nécessite la compréhension de nombreuses notions.
J’ai donc adopté la technique EPITECH : c’est à dire faire en sorte que cela fonctionne. ( sans comprendre tout le contexte ;-) )

Un bon informaticien est un informaticien feignant

Pour faire fonctionner Julius, il est nécessaire de lire à haute voix de nombreux mots pour enregistrer les différents phonèmes qui les composent. Afin de créer un Modèle de Markov caché exploitable par le logiciel.
Voici donc comment je m’y suis pris pour éviter cette phase fastidieuse du projet.

Utilisation d’un logiciel de synthèse vocale

1 ère approche une solution assez “laide“, qui consiste à faire lire ces mots par un logiciel de synthèse vocale comme eSpeak. Mais le résultat n’était pas très bon.

Utilisation d’une collection d’enregistrement audio

J’ai par la suite découvert le projet Shtooka, qui est une collection audio libre de mots français.
Tous les termes liés à la domotique ne sont pas disponible dans le projet mais il est très facile d’ajouter ces termes à sa base de données locale.

Conversion texte vers Phonème

Une des étapes de l’apprentissage de Julius est la conversion du texte en Phonèmes, pour résoudre ce problème, j’ai utilisé l’option -X de eSpeak dont voici un exemple de sortie :

$espeak -v fr -q -X "lumière"
Translate 'lumière'
  1     l        [l]

  1     u        [y]

  1     m        [m]

 21     i (A     [j]
  1     i        [i]

 43     è       [E]

  1     r        [r]

 22     e (_     []
  1     e        [@]

 lymj'Er

Un peu de glu

Pour faire fonctionner tout ces éléments ensemble, je me suis fait un script Perl (très sale pour le moment) permettant de réaliser automatiquement toutes ces étapes :

  • analyse des questions posées au robot ;
  • la conversion des mots en phonèmes ;
  • la diction des mots ;
  • la création du modèle accoustique.

Il s’agit de l’automatisation de toutes les étapes de la création d’un modèle acoustique du projet VoxForge.

Les travaux en cours

Mon projet est disponible à cette adresse : Alfred
Il est en cours de développement mais pour l’instant il est possible de donner des ordres simples.

J’utilise RiveScript pour la définition des tâches et de la conversation. Ce langage de chatbot est plus puissant que AIML. Car il permet d’inclure du code Perl assez puissant dans le code de la conversation. Voici un exemple :
$ more lib/Alfred/languages/en/x10.rs
+ switch * on
- do you want me to switch <star> on?
+ yes
% do you want me to switch * on
- <call>xpl_x10_send_on <botstar></botstar></call>

$more lib/Alfred/modules/x10.rs
> object xpl_x10_send_on perl
my ($obj,$method,@args) = @_;
$obj->{'xpl'}->send(
message_type => 'xpl-cmnd', class => 'x10.basic',
body => { command => 'on', device => 'a3' });
< object

Un petit appel à contribution

J'aurais gagné énormément de temps si le projet VoxForge avait reçu plus de contribution de la part des utilisateurs francophones.

En effet, il n'y a pas assez de contribution pour pouvoir faire un modèle accoustique en Français.
Cela permettra de disposer d'un système de reconnaissance vocale libre en Français.
Ce qui intéresse beaucoup de monde à mon avis ;-)
C'est donc un petit appel à contribution aux projets VoxForge et Shtooka.

Références intéressantes

Filed under: Debian, Home automation, Robotics — Tags:, , , , , , — cscm @ 17:32

October 23, 2009

Smart by “accident”

Despite The title, This weblog entry is in French. I’m deeply sorry for beening too lazy ;-)

Je viens de finir la lecture de l’étude suivante :
A Spotlight on Security and Privacy Risks with Future Household Robots: Attacks and Lessons.

Celui-ci parle des risques et de la sécurité liés aux robots ménagers (je crois que c’est pas le bon lien ;-) ).

Pour résumer rapidement l’article, celui-ci a évalué le niveau de sécurité des robots : Rovio, Spykee et RoboSapien V2.
Le résultat est une véritable catastrophe d’un point de vue de la sécurité :

  • des connexions sans fil, pas ou faiblement sécurisées ;
  • non chiffrement des informations d’authentification ;
  • apparition de nouvelles attaques.

Mais ce dont j’aimerais vous parler est l’idée que soulève les auteurs au début du document:

both thoses that we encountered and those that we foresee can be attributed partly to the fact that the home is becoming “accidentally” smart and that there is no dedicated, trained system administrator for the home environment.

Je vais dans ce billet illustré cette idée et me permettre de réfléchir à haute voix.

The incoming smart^Wobject

Ils sont minions, petits ou grands, utiles ou futiles.
ils s’appellent Roomba, Nabaztag ou Freebox.
Ils sont arrivés dans nos maisons progressivement.
Et les meilleurs pointent bientôt leur nez ;-)
Ils mettent en place progressivement le paradigme de l’Internet des objets et de l’Intelligence ambiante.

Early adopters

La cible 1ére de ses technologies sont les Geek, ce sont les seuls capables d’adopter ces technologies, d’accepter les problèmes liés à leur jeune âge et de les exploiter.

Les Geeks ont généralement les compétences nécessaires pour comprendre le fonctionnement de ces nouveaux objets.

Mainstream and Mrs. Michu

Ces objets arrivent progressivement chez Madame Michu et c’est la que cela devient intéressant.

Freebox

Commençons par la Freebox, voulez-vous. Car je trouve que c’est l un des meilleurs exemples d’intelligence accidentelle.

Des millions de foyers français ont reçus avec leur abonnement Internet une machin-box.
Celle-ci est équipée d’une liaison Wi-Fi qui n’est pas sécurisée, que cela soit en WEP ou WPA.
Du coup ces milliers de foyer se retrouvent propulsés dans le rôle d’un administrateur réseau.
Et s’ils n’ont pas les compétences nécessaires et que leur connexion est usurpée, ils se trouveront privé de leur droit d’accès Internet grâce à la loi HADOPI.

Roomba

Le robot aspirateur Roomba, dispose d’une forte puissance et il est capable de faire des dégâts important dans une maison si la pièce n’est pas préparée pour son passage.
Le mien dispose en plus d’une connexion Bluetooth dont je doute sérieusement du niveau de sécurité compte-tenu de la complexité du protocole.
Avec une bonne dose de Fuzzing, je pense qu’il est tout à fait envisageable de prendre le contrôle du robot à distance et de me ruiner le salon ;-)

Nabaztag

Continuons avec le Nabaztag.
J’aime beaucoup les lapins, mais je dois avouer que celui-ci me sort particulièrement par les oreilles compte-tenu des problèmes qu’il pose :

  • La connexion Wifi qui pose les mêmes problèmes que la Freebox ;
  • La centralisation, l’ensemble de l’intelligence du lapin se trouve sur les serveurs de Violet, ce qui signifie que si la société fait faillite, alors les lapins mourront ;
  • Ce dernier point soulève de nombreux problèmes liés à la vie privé ;

The rabbit is sad, he wants to hug you

Je suis un des early adopters des ces technologies ( la domotique, la robotique, etc… ).
Mais je trouve que les utilisateurs et les constructeurs ne font pas assez attention aux implications et aux risques liés à ces technologies.

Est-ce que je ne vais pas un peu fort dans les accusations ?

Je pense qu aujourd’hui les histoires de robots qui volent des clés ou qui saccagent une maison peuvent faire sourire.
Mais imaginez les mêmes scénarios dans 5 à 10 ans et nous rigolerons un peu moins.

Mais quel est le principal problème ?

L’internet des objets va être déployé dans un nouvel environnement : votre maison.
C’est à dire un lieu privé, ou la fuite d’information et/ou les risques encourus peuvent avoir des conséquences très importantes.

We need Free hugs, free as software

Je pense que la seule voix possible pour l’Internet des objets est le logiciel libre.

Les points évoqués dans les exemples précédents peuvent être résolu qu’à l’aide de deux méthodes :

  • la formation des utilisateurs ;
  • et l’utilisation de logiciels libres.

Le 1er point est évident, je vais donc développer le second.
Comme le logiciel libre à largement prouvé sa supériorité en matière de sécurité informatique.
Il est donc le seul à pouvoir prétendre une place dans votre vie privé.
C’est la seule solution pour faire adopter ces évolutions.

Il existe aussi une solution basée sur le logiciel propriétaire et des nombreuses lois semblables à HADOPI permettant de cacher ces lacunes en matière de sécurité, mais je n’ai vraiment pas envie d’essayer ;-)

Filed under: Home automation, Robotics — Tags:, , , , — cscm @ 18:54

xPL Automatic Speech Recognition with Julius

I’ve wrote a very small Perl module for interfacing my home automation Speech Recognition Engine based on Julius with the xPL Network.

The goal of this xpl-perl module, is to broadcast recognised speech.

I’ve described the ASR xPL schema on the project forum : ASR.BASIC Schema proposal

You need a working Julius installation running in monitor mode (listening on the network) and an xpl-perl setup.

Here is an sample command output :
$ julius -input file -C julian.jconf
...
Stat: server-client: socket ready as server
///////////////////////////////
/// Module mode ready
/// waiting client at 10500
///////////////////////////////

In others windows, you must run xpl-asr-julius and xpl-logger.
When you speak or send a wav file to Julius, the reconised text is broadcasted on the network :
### read waveform input
enter filename-> test.wav
Stat: adin_file: input speechfile: test.wav
STAT: 180003 samples (3.75 sec.)
STAT: ### speech analysis (waveform -> MFCC)
STAT: 00 _default: 17 generated, 17 pushed, 6 nodes popped in 1123

xpl-logger output :
10.0.0.242:53922 [xpl-trig/asr.basic: bnz-julius.nux -> * - <s> éteindre lumière chambre </s>]

Installation

The setup is very simple on Debian GNU/Linux. Just fallow thoses instructions :
$ wget http://www.csquad.org/wp-content/contrib/xpl-asr-julius/xPL-ASR-Julius-0.01.tar.gz
$ tar xzf xPL-ASR-Julius-0.01.tar.gz
$ dh-make-perl xPL-ASR-Julius-0.01
$ cd xPL-ASR-Julius-0.01
$ dpkg-buildpackage -b
# dpkg -i ../libxpl-asr-julius-perl*.deb

That’s all !

Filed under: Home automation — Tags:, , , — cscm @ 15:26

October 6, 2009

Authentification à l’aide d’un lecteur RFID Phidgets

PhidgetRFID 1023

J’ai découvert les modules Phidgets dans botmag. Il s’agit d’un ensemble de modules électroniques (capteurs, relais, servomoteurs) qui fonctionnent sur la plupart des systèmes d’exploitation et sont programmable à l’aide de nombreux langages.

Je vais décrire dans cet article l’utilisation du Kit RFID pour l’authentification PAM sur une machine Debian GNU/Linux.

Présentation du PhidgetRFID Kit

Spécifications

L’interface lit les badges qui se trouvent à proximité et est équipée de 2 sorties (une commande de Led et une commande de relais). . Elle se raccorde sur un port USB et renvoie le numéro d’identification de badge.
Voici les spécifications du lecteur :

  • Consommation maxi: 100 mA ;
  • Portée (5 à 11 cm) ;
  • Sortie commande TTL ou CMOS (relais) ;
  • Sortie 5 Vcc/250 ohms (pour led) ;
  • Protocole de communication: EM4102 ;
  • Fréquence: 125KHz
  • Échantillonnage: 30 lectures/sec ;
  • Dimensions: 81 x 68 x 16 mm.

Où trouver le kit?

Le Kit est disponible chez :

Installation

Matériel

Rien de spécial, il suffit de brancher le module, et vérifier la détection à l’aide de lsusb :
# lsusb
Bus 002 Device 005: ID 06c2:0031 Phidgets Inc. (formerly GLAB)

Logiciel

L’ensemble des composants Phidgets utilisent un SDK unique, qui fourni une bibliothèque d’accès; dont voici la procédure d’installation :
# cd /usr/src
# wget http://www.phidgets.com/downloads/libraries/Phidgetlinux_2.1.6.20090928.tar.gz
# tar xzvf Phidgetlinux_2.1.6.20090928.tar.gz
# cd Phidgetlinux/phidget21
# make
# make install

Test de fonctionnement du lecteur

La 1ère étape consiste à tester le fonctionnement du lecteur à l’aide du programme mhc_rfid :
# cd /usr/src
# wget http://www.cmatthew.net/mhc_rfid/mhc_rfid.c
# gcc -o mhc_rfid mhc_rfid.c -g -O0 -Wall -lphidget21 -lm
# ./mhc_rfid
Waiting for RFID to be attached....Phidget RFID 2-output 78185 attached!
Output: 0 > State: 0
Output: 1 > State: 0
PhidgetRFID
Serial Number: 78185
Version: 206
# Outputs: 2
Antenna Status: 1
Onboard LED Status: 0
Press any key to start.....
Antenna ON Reading.....
Press any key to end.....
Got: 0107759322
Output: 1 > State: 1
Lost: 0107759322
Output: 1 > State: 0
Closing...

L’identifiant de la carte est 0107759322.

Gestion des droits

Par défaut l’accès aux périphériques USB est limité à l’utilisateur root. Pour donner l’accès à un utilisateur simple. Il faut configurer udev à l’aide du fichier fourni dans le kit de développement :
# cd /usr/src/Phidgetlinux/phidget21/udev
# cp 99-phidgets.rules /etc/udev/rules.d/

Débrancher et rebrancher le lecteur. Vous pourrez ensuite l’utiliser en tant que simple utilisateur.

Configuration de PAM

Pour utiliser ce lecteur comme système d’authentification, il faut installer et configurer un module PAM spécifique : PAM mhcrfid

Installation du module


# apt-get install libpam-dev
# cd /usr/src
# wget http://www.cmatthew.net/pam_mhcrfid/0.1.4/pam_mhcrfid.c
# gcc -Wall -fPIC -c pam_mhcrfid.c
# gcc -shared -o pam_mhcrfid.so pam_mhcrfid.o -lpam -lm -lphidget21
# mv pam_mhcrfid.so /lib/security

Configuration d’un service

Voici un exemple de configuration pour xscreensaver :
$ cat /etc/pam.d/xscreensaver
#
# /etc/pam.d/xscreensaver - PAM behavior for xscreensaver
#
auth sufficient pam_mhcrfid.so

L’utilisateur qui lance le service doit avoir un fichier .authtag contenant l’identifiant du tag :
$ cat -e ~/.authtag
0107759322$

Et voilà ;-)

Conclusion

Le système d’authentification n’est pas très solide, il n’y a aucune protection contre le rejeux et il est possible de sniffer l’identifiant du tag, etc…
Si vous cherchez une solution d’authentification plus forte, il faut regarder du côté du projet OpenPCD.
Mais cela peut être utile et très pratique dans certaines configurations, comme l’accès à certaines ressources de mon réseau domotique ;-)

Filed under: Debian, Do it yourself — Tags:, , — cscm @ 10:28
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